Réflexions de Carolyn Baker : 1ère semaine

Ce que nous avons maintenant
N’est pas imaginaire.
Ce n’est ni le chagrin ni la joie.
Pas un état de jugement
Ni une exaltation
Ni la tristesse.
Ceux-là vont et viennent.
Mais pas la présence.

Rumi

Quelle est cette présence dont parle Rumi ?

Les mots sacré, esprit et transcendant sont parfois utilisés comme synonymes. Tous trois indiquent la proximité de quelque chose de plus grand que le mental rationnel et l’ego humain. Dans cet extrait de l’un des plus longs poèmes de Rumi, il nous assure que la présence est éternelle, ne flanche jamais et ne disparaît jamais. Peu importe comment nous nous sentons, ce qui nous préoccupe mentalement ou dans quel état est notre condition physique, que nous soyons conscients de la présence ou pas, elle reste. La présence est toujours avec nous, même dans le contexte actuel de dépérissement et même si nous ne sommes qu’à l’occasion avec elle.

Nous pouvons connecter consciemment avec la présence par la méditation, par une relation intentionnelle avec la nature ou en nous laissant faire l’expérience de la beauté à travers l’art, la musique, la poésie ou d’autres formes d’expression créatrice qui permettent à la beauté de nous toucher et de nous inspirer. Nous ne pouvons pas contrôler notre expérience de la présence, mais nous pouvons lui demander de nous rendre visite et nous pouvons nous ouvrir à toutes les façons dont elle se manifeste. Comme le Jacob de la Bible qui, en se débattant avec un ange cria : « Je ne te laisserai pas aller, jusqu’à ce que tu me bénisses », nous devons être prêts à être présent à la présence. En étant pleinement ouverts, nous pourrions être étonnés par le cadeau de la présence, un cadeau qui nous imprègne de gratitude et d’humilité.

Allez-vous prendre le temps aujourd’hui d’être présents à la présence ? Tout le reste va et vient, mais pas la présence.


Cette série de réflexions est la deuxième partie du livre L’effondrement publié par les éditions Écosociété. Ce livre est la traduction de la première partie de Collapsing Consciously écrit par Carolyn Baker. Les 52 réflexions hebdomadaires sur l’effondrement de la civilisation industrielle qui constituent la deuxième partie de la version originale du livre sont publiées sous la rubrique Carolyn Baker à raison d’une par semaine.


Vous pouvez vous procurer L’effondrement de Carolyn Baker, Éditions Écosociété dans toutes les bonnes librairies, ou en le commandant par la poste en envoyant un chèque de 14$ au nom de

Fondation Écho-logie
7011, ave Champagneur
Montréal (QC) H3N 2J6

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